La Source S (Philippe Raxhon)

Résumé : Quel est le point commun entre le philosophe romain Sénèque, l’écrivain Oscar Wilde et l’empereur Napoléon Ier ? La Source S. Qu’est-ce qui relie Paris, Palerme, Dublin, Tel Aviv, Rome, Waterloo, Sainte-Hélène, et les chemins de la mémoire ? La Source S. Qu’est-ce qui pourrait bouleverser notre vision historique du monde ? La Source S. Qu’est-ce qui peut réunir un historien renommé, professeur à la Sorbonne, jouisseur, gourmand et amateur de grands vins sans modération et une jeune chercheuse sicilienne ambitieuse, instable et sensuelle à tomber par terre ? La Source S. Qu’est-ce qui peut tuer ou inviter à tuer dans un raffinement de cruauté ? La Source S. Qu’est-ce qui constitue une énigme insoluble, et le restera peut-être, même à la dernière page ? La Source S. Qu’est-ce qui est authentique dans cette histoire ? L’impact de la Source S. La Source S, un thriller à ne pas lire si vous êtes satisfait de vos certitudes. 

Je profite de mes congés pour vous présenter le premier roman de Philippe Raxhon, historien belge que je remercie grandement pour m’avoir permis de découvrir son ouvrage.

Pour décrire le roman dans ses grandes lignes, il s’agit d’un thriller ésotérique et si vous me suivez depuis quelques temps vous connaissez mon appétence particulière pour ce genre littéraire en particulier au travers des romans de Dan Brown.  Philippe Raxhon traite d’un sujet qu’il connait bien, ses recherches universitaires portant sur les relations entre l’histoire et la transmission de la mémoire et cela se ressent au fil des pages.

J’ai vraiment été captivé par l’histoire que j’ai fini en à peine deux jours et j’ai donc un avis très positif de ma lecture, je décrirai donc dans un premier temps ce qui m’a plus dans La Source S et qui pourrait vous donner envie de découvrir le livre à votre tour et je terminerai par les quelques points qui pourraient à mon sens être améliorés.

Tout d’abord, une première chose que j’ai vraiment beaucoup aimé est la structure du roman avec des chapitres courts qui ne dépassent pas quelques pages ce qui permet à la fois de bien identifier les différents moments du récit mais également de pouvoir stopper facilement sa lecture sans se dire je vais jusqu’à la fin du chapitre dans 20 pages pour ne pas être perdu.

Du point de vue de l’histoire, comme je le disais dans mes propos introductifs, on ressent la patte de l’historien spécialisé dans la transmission de la mémoire à travers le temps. En effet, il s’agit d’une pure fiction mais qui s’intègre parfaitement dans notre réalité avec des faits issus de l’actualité.

L’histoire est conforme à la description qui en est faite en quatrième de couverture et compte tenu de la remise question des fondements même de la religion chrétienne, il faut être prêt peu importe ses convictions religieuses à accepter le temps du roman une autre réalité que celle communément admise. Je pense d’ailleurs que le réalisme ce livre permet une vraie remise en question de nos certitudes d’une manière plus générale.

L’approche historique est donc sans surprise très aboutie. Par ailleurs, j’ai pu voir certaines personnes déplorer les parties relatives à l’importance accordée au côté épicurien du personnage (gourmandise, beauté, amour, …), je dirais déjà que le résumé de l’histoire avertissait le lecteur sur un tel contenu et de plus, je trouve que cela donne du relief au roman et j’ai donc personnellement bien apprécié cela.

Si l’on aborde les faiblesses que j’ai pu relever maintenant, je commencerai par un point anecdotique mais qui justement peut être facilement corrigé concernant la mise en page. A certains endroits des passages sont identifiables comme des dialogues (tiret) alors qu’il s’agit de narration. Je pense qu’il s’agit de quelques petites coquilles qui ne remettent pas en cause la lisibilité du roman.

Les seules véritables choses qui pour moi ont manqué de cohérence/véracité sont les passages relatifs aux scènes d’action, je ne veux pas rentrer trop dans le détail pour ne pas dévoiler des éléments du récit mais par moment certaines choses se passent « trop bien » pour les protagonistes. Les difficultés rencontrées se résolvent trop rapidement et donner un caractère trop linéaire au récit. Je nuancerai quand même en rappelant qu’il s’agit du premier roman de M. Raxhon et que cela arrive également à d’autres auteurs plus aguerris.

En résumé, je pense que Philippe Raxhon est un auteur à suivre et j’espère pouvoir lire prochainement un autre roman de sa main.

 

 

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