La cité de l’ange noir (Harlan Wolff)

Résumé :À Bangkok, un tueur en série enlève des jeunes filles et se livre à un abominable rituel sadique. Les autorités n’ont aucun indice.
Carl Engel est une énigme, même pour ses proches. Pendant trente ans, ce Londonien au caractère entier a réussi à se forger une carrière de détective privé malgré les soubresauts de la vie politique thaïlandaise. Luttant contre le vieillissement, l’alcoolisme et une charge de travail décroissante, il est contacté par un Américain âgé qui, moyennant un cachet exceptionnellement élevé, le charge de retrouver son frère disparu.
L’enquête nous fait descendre dans le monde sordide du tueur en série et dans les bas-fonds de Bangkok, avec un petit détour par les tables de jeux de Macao, sur fond de luttes de pouvoir remontant à la guerre du Vietnam.
Assisté d’amis fidèles (ex-CIA, journaliste, chauffeur de taxi, colonel et quelques figures du monde interlope des bars de nuit), Carl aura pour seule priorité de rester en vie et de débusquer le tueur.

Etant un grand amateur de thriller j’étais très intrigué par ce roman publié par les éditions GOPE qui sont spécialistes des histoires se déroulant en Asie du Sud-Est et ici plus particulièrement à Bangkok en Thaïlande. Je tiens à remercier Livraddict, les éditions GOPE ainsi que l’auteur Harlan Wolff pour ce partenariat.

Je souhaite tout d’abord mettre en avant le réalisme que l’auteur a su donner à son histoire dans la description qui est faite de la ville, de ce qui s’y passe (mafia, prostitution, …) et plus encore de la corruption. N’étant jamais allé en Thaïlande je serais bien incapable de dire si cela retranscrit fidèlement la réalité mais c’est tout du moins l’impression que ça en donne.

La particularité de cet ouvrage tient au fait que le récit cherche davantage à nous relater comment Carl Engel va tenter de rester en vie plutôt que de détailler l’enquête qui permettra l’identification du tueur. Si en soi cette approche est relativement originale, cela sacrifie parfois la bonne compréhension des événements avec justement des parties qui ne sont pas assez détaillées et qui conduisent à un manque de fluidité. J’ai d’ailleurs dû plusieurs fois faire des aller-retour pour bien cerner les différents protagonistes et ce qui se passait.

Je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à Carl dont le portrait est trop stéréotypé à mon goût avec un vieux détective alcoolique et mal dans sa peau qui malgré une consommation plus qu’excessive arrive tout de même à avancer dans son enquête mais surtout à être particulièrement en forme face à un sérial killer dangereux ce qui peut remettre en doute la crédibilité du personnage. Je souhaite quand même nuancer mes propos puisque j’étais un grand fan du commandant Rovère dans la série télévisée Boulevard du Palais pour qui le cocktail « alcool et mal-être » était justement le moteur de ses compétences lors des enquêtes.

Je ressors donc de ma lecture avec un avis en demi-teinte avec d’un côté une histoire originale et intéressante culturellement parlant et de l’autre un « héros » pour lequel je n’ai pas réussi à m’attacher et une narration qui manque parfois de fluidité.

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