#MRL16 New York esquisses nocturnes (Molly Prentiss)

mollyprentiss

Résumé : Au début des années 80, le downtown de New York est le centre de l’univers, un terrain de jeu revêche, encore hermétique à la menace de l’embourgeoisement. Artistes et écrivains s’y mêlent dans des squats insalubres où leurs rêves de reconnaissance prennent des formes multiples. Parmi eux, Raul Engales, un peintre argentin en exil, fuyant son passé et la « guerre sale » qui a enflammé son pays. S’affamant pour payer son matériel, il peint le jour d’immenses toiles mettant en scène les spectres qu’il croise la nuit. Un soir, il attire l’attention de James Bennett, critique d’art en vogue du New York Times, proche de Basquiat, Warhol et Keith Haring. Tandis que l’ascension fulgurante de l’un entraîne l’autre sous les projecteurs, une double tragédie les frappe. Dans ce chaos, Lucy, l’amante enjouée de Raul, échappée d’une obscure banlieue de l’Idaho, tente de les extraire de leur détresse. Entre peintre, critique et muse se dessine alors un triptyque
amoureux étourdissant.

Je tiens en premier lieu à remercier PriceMinister Rakuten de m’avoir envoyé cet ouvrage dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire #MRL16.

Quand j’ai appris que j’allais pouvoir découvrir ce roman, j’étais très content car il a reçu d’excellentes critiques de la part notamment de journaux très connu comme le New York Times et le Guardian. De plus, si vous avez eu l’occasion de lire ma chronique du Bûcher des vanités de Tom Wolfe qui est l’un de mes coups de cœur vous savez que le New York des années 80 me plait particulièrement.

Et c’est là que les complications apparaissent, en général je peux vous dire quasi immédiatement si un livre m’a plu ou non et pourquoi, pour ce livre ce n’est pas le cas. Cela fait environ un mois que j’ai commencé ma lecture et cela fait plusieurs fois que je réécris cette chronique entièrement.

D’un côté, je trouve que le récit n’est pas toujours très représentatif de la réalité. Par exemple, je trouve l’idée d’un protagoniste doté de synesthésie (pour en savoir plus) originale, toutefois il existe plusieurs types de synesthésie plus ou moins répandue alors qu’ici le personnage semble toutes les posséder ce qui est a priori peu vraisemblable. Par ailleurs, je trouve que l’art et plus généralement New York dans les années 80 qui sont en pleine effervescence, presque au bord de la rupture et qui devraient constituer le cœur du récit ne sont pas suffisamment creusés dans le tableau qui en est fait.

Malgré tout d’un autre côté, il y a quelque chose que je n’arrive pas vraiment à exprimer mais qui m’attire dans ce livre. Molly Prentiss s’est éloignée du point de vue qui est adopté habituellement et ce n’est pas inintéressant. En choisissant de développer son histoire autour des excentricités et du mode de vie marginal des artistes je trouve qu’elle se penche sur un problème en général peu abordé : les conséquences que peuvent entraîner ces modes de vie (manque d’argent, squat, isolement, démesure, …)

En conséquence, je pense pour un premier roman le résultat est plutôt remarquable. Et même si comme je l’ai dis certains points ont pu me poser problème, je ne saurais trop que vous inviter à lire ce livre pour vous faire votre propre avis.

NB : Je pense que la traduction n’est pas étrangère au fait qu’on ne puisse ressentir pleinement la poésie qui se dégage de l’histoire.

 

 

 

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