Le diplôme d’assassin (Bernard-Marie Garreau)

le-diplome-d-assassinRésumé :  Dans les années soixante, le père Jean se situe aux antipodes de la plupart des curés : il croit profondément en Dieu, mais nourrit une solide aversion pour les religions. Et pourtant, il ne défroque pas et continue à enseigner les lettres à Saint-Sigismond. Un crime commis dans son collège le désigne comme suspect numéro un, mais un véritable coup de foudre amical le lie à Marcel, le commissaire
qui l’interroge, et transforme son destin. Il devient un justicier atypique et efficace qui règle ses comptes avec le vice et la tartuferie.

 

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Le diplôme d’assassin qui sortira le 25 octobre prochain.

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les Editions Envolume pour cet envoi dans le cadre de l’opération Masse critique.

Autant je pense il est facile de parler des livres qu’on a pu aimer autant je trouve toujours l’exercice plus difficile d’exprimer notre déception face à des livres qu’on pensait prometteur mais où l’essai n’a pas été transformé. Malheureusement, ce livre fait partie de ces derniers.

A la lecture du résumé et même en lisant le dossier de presse fourni avec l’ouvrage je me disais que j’allais tomber sur un bon roman, on nous promettait même « un polar français qui renouvelle le genre ».

Arrivé à la fin de la lecture je me demande vraiment où se trouve le renouveau.

D’une part, les personnages me semblent hyper clichés : le prêtre pédophile, le policier alcoolique, … et peu réaliste. Je veux bien que le prêtre soit aux antipodes de l’idée qu’on se fasse d’un membre de l’Eglise mais là je pense que même la plupart des caricaturistes n’auraient pas osé imaginer un prêtre comme celui ci.

D’autre part, je suis un vrai fan du genre policier/thriller/polar mais ici il n’y a pour ainsi dire pas d’enquête policière puisqu’une fois « l’interrogatoire du Père Jean par Marcel » qui n’est qu’un simulacre d’interrogatoire il ne se passe absolument plus rien. A la moitié du roman l’enquête n’a pas avancé mais on connait malgré tout l’identité du tueur qui avoue le crime et il faut attendre les dernières pages pour avoir une « révélation » qui vont éclairer les derniers points d’ombre qu’il pouvait encore y avoir.

Par ailleurs, je veux bien être très ouvert d’esprit mais je ne cautionne absolument pas le fait que des personnes en général et encore plus un prêtre et un policier puisse accepter la loi du talion.

Enfin et cela va dans le sens de ce que j’ai pu dire juste avant, on peut concevoir des événements tragiques/macabre/… dans des romans d’horreur, des romans retraçant l’histoire, … où il n’y a pas de morale à la fin. Je ne conçois pas par contre qu’un polar puisse sous prétexte de « la finalité des choses » soustraire à la justice une personne avec la complicité d’individus censés représenter la droiture et l’intégrité.

Je sais que les mots que j’emploie peuvent sembler dur mais je tiens à préciser que je ne remets pas en question le temps qu’a passé l’auteur à rédiger ces pages et le travail fourni. Cet avis n’exprime que mon propre ressentis par rapport à l’ouvrage.

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