Le Bûcher des vanités (Tom Wolfe)

 

le buché des vanitésRésumé : Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l’un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l’aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l’autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment ou il croit enfin pouvoir échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes Noirs s’avancent, menaçants, vers sa Mercedes… Le couple parvient à s’enfuir, mais écrase l’un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c’est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l’univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l’étau se resserre, sans que l’on sache, jusqu’aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.

J’ai découvert ce livre lors de ma première S il y a quelques années car il faisait partie des œuvres intégrales abordées pendant l’année.

Dès la première page du livre, nous sommes avertis que ce roman est « construit sur le modèle des œuvres de Balzac et de Zola » et effectivement on peut constater des similitudes dans la façon d’aborder l’écriture avec ces auteurs du siècle précédent.

Partant de ce constat, il en découle que Le Bûcher des Vanités n’est pas un livre fluide où les actions se déroulent sans surprise, un livre qu’on peut emmener avec soit sur la plage et qu’on peut lire d’une traite sans se poser de questions.

Si je vous parle de cet ouvrage aujourd’hui, c’est parce qu’il fait partie de mes livres contemporains favoris, je ne vous dirai pas pour autant qu’il en a été ainsi quand je l’ai commencé.

A la lecture de la 4ème de couverture et malgré les 920 pages, je me suis dis que l’histoire semblait intéressante et que cela changeait des lectures habituelles qu’on pouvait aborder en cours. Pourtant après quelques chapitres, j’avais du mal à m’imprégner de l’histoire et je reconnais que j’aurais pu être tenté de ne pas aller plus loin.

Cette obligation a finalement été salvatrice, après avoir habilement introduit les différents personnages, leurs histoires respectives, Tom Wolfe nous permet peu à peu de comprendre les liens qui unissent ces différents protagonistes. Dès lors, toute l’histoire prend sens et l’on comprend toutes les causes et les enjeux qui vont conduire Sherman McCoy à sa perte tout en maintenant jusqu’au bout le suspens sur l’issue finale.

Au delà de sa dimension fictionnelle, ce roman met en exergue de nombreuses problématiques de la vie réelle en abordant les dérives de la Bourse, la place de l’argent, des conflits raciaux, de la politique ou encore de la presse dans la société. Plus spécifiquement, on découvre au fil des pages l’impact que ces éléments ont sur l’opinion et sur le fonctionnement de la justice.

De nombreuses critiques littéraires sur ce livre vantent le talent avec lequel Tom Wolfe a réussi à dépeindre la vie new-yorkaise mais je pense que l’auteur propose une véritable réflexion sur des thèmes actuels et qu’on peut facilement étendre le rayonnement de cet ouvrage à l’ensemble des grandes villes mondiales.

En conclusion, je dirai que je ne peux que vous recommandez de lire ce roman qui s’avère passionnant et de ne pas hésiter à poursuivre votre lecture même si cette dernière vous semble laborieuse.

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2 réflexions sur “Le Bûcher des vanités (Tom Wolfe)

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